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Nom du blog :
Jean NOEL-Devoir de mémoire (Société/His

Description du blog :
Consacré essentiellement à l'Histoire des Casques blancs français au Liban

Date de création :
24 mai 2010 à 00:00

Date de modification :
14 février 2018 à 16:46

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Casques blancs

Et maintenant ?

date 08-11-2016 - Voir tous les articles de la catégorie Casques blancs Casques blancs - com 0 commentaire(s)-

Et maintenant ?

Michel Aoun à la Présidence libanaise : la fin de la galère au Liban ?

Les urnes ont parlé et ont permis (sans trop de suspense) au Général Aoun d'accéder, enfin mais à quel prix, à la fonction suprême - tant convoitée et depuis tellement de temps - de Président de la République. La désignation du Président du Conseil des Ministres, Saad Hariri, n'a pas été, non plus, une surprise. Reste à former le Gouvernement ! Cela devient "une autre paire de manches" ! Je crains bien que l'entente (de façade) plus ou moins affichée, se fissure rapidement et montre - si ce n'est pas déjà le cas - très tôt ses limites.
Il ne m'appartient pas forcément, tout comme à l'époque des "Casques blancs français au Liban", de prendre parti. Je sais, et j'ai eu maintes fois l'occasion de le constater, que l'opinion d'un modeste Observateur, tel que je l'ai été, ne compte pas mais je veux tout de même :
> citer une publication, que je trouve intéressante, d'Elena Aoun, parue sur RTBF.be,
> ne pas m'empêcher de m'interroger, encore une fois, sur la signification de la mort, que l'on nous assure n'avoir pas été vaine, de nos camarades - au moins pour deux d'entre-eux en tout cas, Grécourt et Perrot -. Il est vrai que le temps a passé : ironie de l'Histoire, c'était au temps justement où le général Aoun commandait l'Armée libanaise et combattait le Hezbollah, lequel est fortement  soupçonné d'avoir abattu, à armes inégales [Kalachnikov(s) contre PA symboliques, probablement non "armés" d'ailleurs] nos deux "Soldats de la Paix".


Elena Aoun
Publié le lundi 07 novembre 2016 à 11h00  (RTBF.be)

« Comme le ressac, les contorsions politiques libanaises finissent par ramener invariablement des visages familiers aux postes névralgiques du pouvoir.

Après une longue vacance au sommet de l’Etat qui perdurait depuis mai 2014, le pays est doté à nouveau d’un président de la République : le "imad" (général en arabe) Michel Aoun. Aujourd'hui octogénaire, le général Aoun est une figure qui hante la scène politique libanaise depuis une trentaine d’années. Après un parcours bien tortueux, marqué notamment par l’exil, il accède aujourd’hui à la plus haute magistrature du pays, comme il l’a voulu, avec une ténacité telle qu’on ne sait si l’on doit l’admirer ou bien le redouter. De fait, loin d’être une personne de consensus et de rassemblement, Michel Aoun est le candidat par défaut d’une impasse qu’il a largement contribué à créer. Bien évidemment, les chancelleries ont un peu partout dans le monde acté la fin de la vacance présidentielle en s’en félicitant et en espérant que la nouvelle équipe prendra à bras-le-corps les multiples défis qui l’attendent. Même si prédomine ici ou là le sentiment que c’est l’axe "Hezbollah / Iran" qui remporte la manche, le soulagement est de rigueur. Cependant, l’équation libanaise demeure fort complexe et l’élection du général Aoun à la tête de l’Etat marque la fin d’un simple point de grippage dans une crise bien plus large, multidimensionnelle, et qui dépasse les frontières du pays. Et la personnalité du général Aoun n’est pas un gage d’apaisement dans un contexte particulièrement clivé au niveau interne et aggravé par l’effervescence régionale.
Après une brève reconstitution du parcours politique du général Aoun, cette contribution tentera de montrer en quoi son élection n’est pas forcément synonyme d’une résolution de la crise libanaise qui dure depuis – au moins – une décennie.

Michel Aoun : retournement de fortunes, retournement de veste
A la différence d’une grande partie de la classe politique libanaise, Michel Aoun est issu des rangs de l’armée et non pas d’une de ces dynasties politico-communautaires qui, à l’instar des Gemayel ou des Joumblatt, semblent indélogeables. Il a connu son heure de gloire dans les années 1980. Chef de l’armée libanaise au moment où s’achevait le mandat présidentiel d’Amine Gemayel en 1988 sans qu’un successeur soit élu, il fut nommé par le président sortant "premier ministre par intérim", un coup de théâtre à quelques heures de l’expiration du mandat présidentiel. Cela permettait, entre bien d’autres raisons, de laisser le pays (alors en proie à la guerre civile) entre les mains d’un maronite (pratiquant le rite chrétien oriental rattaché au Vatican), puisque tant la présidence de la république que la fonction de chef de l’armée nationale sont réservées exclusivement à des membres de cette communauté.
Toutefois, le pays disposait déjà d’un gouvernement, présidé par le sunnite Sélim al Hoss; qui plus est, les membres musulmans du cabinet réduit intérimaire nommé par le président sortant refusèrent d’y siéger. Se réclamant de deux légitimités, voire de deux légalités en compétition, la confrontation des deux gouvernements ouvrait une période de division et de crise constitutionnelle sans précédent. Fort de sa capacité de mobilisation de l’opinion chrétienne, le général Aoun se lance alors dans une "guerre de libération" contre les Syriens qui, présents dans le pays quasiment dès le début de la guerre civile (1975), avaient depuis considérablement renforcé leur influence. Au final, en 1989 et 1990, le général Aoun et les brigades de l’armée libanaise qui lui sont fidèles se lancent dans trois conflits armés : l’un avec les forces commandées par le cabinet "musulman" rival, le deuxième avec la Syrie, le troisième contre l’autre principal acteur chrétien, la milice des "Forces libanaises". Les victimes sont nombreuses de part et d’autre des lignes de ces différents conflits ; et si une partie de la population essentiellement chrétienne voit aujourd’hui en Michel Aoun un patriote qui a essayé de rasseoir l’autorité de l’Etat à cette époque, une autre partie, significative, voit en lui un criminel de guerre  peu soucieux de la vie des Libanais.
En tout état de cause,  l’aventurisme de Michel Aoun contribue à précipiter la fin de la guerre civile dans un contexte favorable marqué par la fin de la guerre froide et les réalignements induits par la première guerre d’Irak  (1990). Le 13 octobre 1990, alors que tous les regards sont tournés vers le Golfe, l’armée syrienne déloge le général Aoun retranché dans le palais présidentiel de Baabda. Violente, cette opération est considérée par la communauté internationale comme le prix à payer pour la mise en œuvre de l’accord de Taëf qui, revoyant la formule du partage du pouvoir entre différentes composantes libanaises, mettait terme à la guerre civile. La France offre à Michel Aoun un asile qui durera 15 ans.
En 2005 en effet, les cartes du jeu politique libanais sont rebattues avec l’assassinat de Rafic Hariri, figure dominante de l’après-guerre et plusieurs fois chef de gouvernement jusqu’à sa démission, peu de temps auparavant, en dénonciation de l’ingérence syrienne jusque-là bien tolérée. Il ouvre la voie à un retrait des forces syriennes et au retour du général Aoun de son exil en France. Dans l’effervescence qui suit l’assassinat de Hariri, le pays se fracture avec, d’un côté, les "amis" de la Syrie (ou coalition du 8 Mars), principalement le Hezbollah et l’autre formation chiite, Amal, et, de l’autre, les opposants à la Syrie, principalement les partis sunnites et chrétiens (ou coalition du 14 Mars). Dans ce contexte nouveau, Michel Aoun se positionne non pas dans le camp "anti-syrien", soutenu par les puissances occidentales dont la France, mais dans le camp "pro-syrien", devenant le principal allié non-chiite du Hezbollah, considéré comme une extension de l’axe "Syrie-Iran". Si une partie des fidèles du général Aoun adhère à ce retournement qui lui apparaît stratégique en termes de repositionnement des Chrétiens du Liban, d’autres y voient le signe d’un opportunisme politique difficile à accepter.
Au cours de la décennie qui suit, Aoun et son Courant patriotique libre deviennent des protagonistes importants de la scène politique libanaise. Constants dans l’alliance avec le Hezbollah, ils participeront à tous les bras de fer qui vont marquer le pays, en particulier les multiples crises gouvernementales qui vont régulièrement gripper le fonctionnement des institutions étatiques. Quand en 2014 se profile à nouveau le psychodrame de l’élection présidentielle sans que cette fois le président sortant, Michel Sleimane, accepte de jouer les prolongations, Aoun voit la dernière occasion de briguer la magistrature suprême. Fort de l’appui du camp du 8 Mars, crispé sur le slogan "moi ou personne", il parvient à paralyser le processus d’élection présidentielle en pratiquant l’absentéisme. Au Liban en effet, le président est élu par le parlement, et l’opération requiert un quorum. Or, à 45 reprises, l’absence des députés aounistes et de leurs alliés a empêché que le quorum soit atteint et que l’élection se tienne.
Dans le bras de fer qui aura duré de mai 2014 à octobre 2016, le général Aoun a réussi des rapprochements qui relèvent d’acrobaties politiques patentes, à l’instar de la "réconciliation" avec le leader des Forces libanaises, Samir Geagea, en dépit de la guerre fratricide et sanglante qui les avaient opposés en 1989-1990, et l’entente avec Saad Hariri, chef de file de la coalition du 14 Mars, qui a concrètement rendu possible l’élection d’Aoun le 31 octobre dernier.
Si ses supporters voient en lui un homme providentiel au verbe haut et franc qui se retrouve – enfin ! – en position de réformer le pays, bien d’autres redoutent un caractère irascible, manœuvrier, autoritaire, qui ne saura pas rassembler. Et qui serait un piètre protecteur des normes constitutionnelles ainsi qu’en atteste la stratégie anticonstitutionnelle adoptée pendant plus de deux ans pour entraver l’élection d’un autre président que lui-même.

L’élection d’Aoun : fin de crise au Liban ?
Au-delà de la personne et de la personnalité du général Aoun, l’une des principales questions qui se posent est celle de savoir si son élection à la tête du pays marque la fin de la crise au Liban.
Il est évident que la fin de la vacance à la tête de l’Etat règle le principal aspect institutionnel de la crise que traverse le pays. Mais comme le vide présidentiel n’était que le symptôme d’une maladie plus profonde et complexe, l’élection en soi ne règle rien sur le fond. Elle témoigne d’un assouplissement tout au moins apparent des parties en lice, d’une volonté de trouver des compromis, et ouvre une fenêtre d’opportunité pour assainir la scène politique libanaise et résorber, en partie au moins, les clivages qui la caractérisent depuis le milieu des années 2000. Mais les défis, imbriqués avec les enjeux régionaux, sont considérables. 
Revenons aux sources de la crise. En 1990, la guerre civile libanaise s’achève avec l’éviction militaire d’Aoun par l’armée syrienne ; cette dernière contrôle la majeure partie du territoire national, offrant au régime de Hafez el Assad un instrument qui lui permettra de peser étroitement sur la scène politique libanaise. Eu égard à une conjonction d’intérêts à un moment où un processus de paix israélo-arabe est mis en route, la Syrie permet au Hezbollah de maintenir son armement au Liban afin de s’en servir pour influer, indirectement, sur les négociations à venir avec Israël. Toutefois, celles-ci n’aboutissent pas et Israël décide de se retirer du Liban unilatéralement en 2000, le prix de l’occupation s’accroissant avec le renforcement du Hezbollah. Ce retrait remet en cause l’équilibre qu’avait cautionné la communauté internationale en 1990, à savoir une double occupation du Liban, Israël au Sud, la Syrie partout ailleurs. Lorsque se profile en 2004 l’élection présidentielle libanaise, une partie de la classe politique, menée par Rafic Hariri, se rebelle contre la tutelle syrienne, avec l’appui  notamment des puissances occidentales.
On connaît la suite : assassinat de Hariri, fracture entre camp du 8 Mars et celui du 14 Mars, et contentieux autour de la création du Tribunal Spécial pour le Liban censé instruire l’assassinat de Hariri. La guerre entre Israël et le Hezbollah à l’été 2006 approfondit le clivage : si le Hezbollah sort symboliquement victorieux de sa confrontation avec la puissante armée israélienne, il est critiqué pour avoir embarqué le pays dans une aventure militaire extrêmement coûteuse. Le bras de fer se prolonge et mène à une confrontation armée entre, d’un côté le Hezbollah, chiite, de l’autre les partisans du Courant du Futur de Hariri, sunnite, en mai 2008. Si l’épisode permet à la diplomatie qatarie de parrainer un compromis ouvrant la voie à l’élection d’un nouveau président, Michel Sleimane, pour succéder à Emile Lahoud dont le mandat avait été inconstitutionnellement prolongé, il constitue un véritable traumatisme pour l’opinion sunnite qui se découvre démunie face à la puissance armée du Hezbollah.
Le conflit syrien, qui commence en 2011 et prend très vite une coloration sectaire, approfondit encore la polarisation de la scène libanaise. En effet, le Hezbollah se rallie très vite au régime de Bashar el Assad, alawite (branche de l’Islam assimilée au chiisme), tandis qu’une partie de la rue sunnite se mobilise en faveur des rebelles syriens, eux-mêmes majoritairement sunnites. A mesure que le conflit s’intensifie et ouvre la voie à des groupes djihadistes sunnites, l’on observe une radicalisation d’une frange sunnite au Liban. Parmi les symptômes les plus visibles l’on peut citer les combats périodiques qui ont opposés les quartiers de Bab el Tabbeneh (à majorité sunnite) et Jabal Mohsen (à majorité alawite) dans la ville de Tripoli et la vague d’attentats (y compris attentats-suicides) qui ont visé la communauté chiite au Liban et les intérêts de l’Iran, considéré comme son protecteur.
Mais cette polarisation entre Islams sunnite et chiite ne se limite pas à la Syrie et au Liban. Elle embrase l’ensemble de la région avec, d’une part, l’émergence de l’Etat islamique, sunnite, qui souhaite décimer, entre autres, les chiites, d’autre part avec la montée en puissance de la rivalité entre la puissance saoudienne et l’Iran sur des terrains aussi divers que la Syrie, l’Irak ou le Yémen. C’est dire combien le contexte régional dans lequel baigne actuellement le Liban est lourd, d’autant plus que le pays, qui ne fait qu’environ 10 000 km² et près de 5 millions d’habitants, héberge aujourd’hui plus d’un million de réfugiés syriens.

Conclusion
A l’aune des failles tectoniques qui caractérisent le Moyen-Orient aujourd’hui, l’élection d’un président à la tête du Liban est donc une avancée mineure. Bien évidemment, dans la mesure où elle signale que les acteurs locaux et leurs patrons étrangers (essentiellement le clan Hariri et le parrain saoudien, désormais moins engagé) ne sont plus sur des positions jusqu’au-boutistes, elle pourrait entraîner le déblocage d’un certain nombre de contentieux internes. Mais il est important de rappeler qu’aux termes de l’accord de Taëf qui mettait fin à la guerre civile, le président de la république, maronite, a perdu des pouvoirs considérables au profit du premier ministre, sunnite, et du président de la chambre, chiite. Ce qui pose bien sûr la question de savoir comment le trio qui se profile, Michel Aoun à la présidence, Saad Hariri à la tête du gouvernement, et l’éternel Berri au gouvernail du Parlement, va œuvrer pour répondre aux défis nombreux que connaît le pays (économiques, politiques, sociaux, sécuritaires, écologiques…).
Le consensus qui a permis l’élection du 31 octobre signale-t-il une maturité nouvelle et une volonté de s’affranchir de la tutelle des patrons extérieurs, ou est-ce le simple résultat d’une convergence ponctuelle des intérêts susceptible de se défaire à la première occasion ? Les prochaines semaines commenceront à apporter des éléments de réponse avec la constitution d’un nouveau gouvernement présidé par Hariri et la préparation des futures élections législatives, prévues en 2017. A l’instar des précédentes élections présidentielles, tant la formation de chaque gouvernement que l’organisation d’élections législatives avaient en effet donné lieu cette dernière décennie à de nombreux blocages et bras de fer. En ira-t-il différemment cette fois?  »

 
Elena Aoun a enseigné à l'Université Libre de Bruxelles et à l'Université de Namur. Elle est désormais professeur à l'Université Catholique de Louvain.
Ses recherches portent sur la politique étrangère de l'Europe au Moyen-Orient ainsi que sur les différentes crises du Moyen-Orient et le maintien de la paix.
Elle est membre du Centre d'étude des crises et conflits internationaux (CECRI), du Réseau de recherche francophone sur les opérations de paix (Université de Montréal), de l'International Studies Association et collaboratrice au centre de Recherche et Enseignement en Politique internationale (REPI - ULB).
NDLR: Le professeur Elena Aoun n'a aucun lien de parenté avec le président Michel Aoun.

Auteur Detobs85 - Tags Liban;, Aoun;, Hariri;, Gouvernement


Le bout du tunnel ?

date 22-10-2016 - Voir tous les articles de la catégorie Casques blancs Casques blancs - com 0 commentaire(s)-

Le bout du tunnel ?
Une alliance de circonstance

Il ne faut pas être grand clerc pour imaginer, malgré tout le bien que l'on souhaite pour le Liban, qu'une telle alliance puisse, dans l'hypothèse où elle se confirmerait, tenir longtemps au profit de ce Pays tourmenté.
Du temps du DETOBS, on se souvient que le Général Aoun et le Hezbollah ne faisaient pas nécessairement "bon ménage". On a compris aussi que cela a bien changé, notamment depuis 2006.
Sachant donc - malgré ma courte expérience de 4 mois de "Casque blanc" - qu'au Liban (mais ailleurs aussi, hélas), on n'en est pas à un retournement près, je reste forcément extrêmement circonspect face à cette probabilité et toujours particulièrement inquiet quant à l'avenir incertain du "Pays du Cèdre".
On devrait en savoir plus le 31 octobre prochain.

 

Auteur Detobs85 - Tags Présidence, Aoun, Hariri, Hezbollah


Après la guerre civile, la guerre des déchets

date 06-09-2016 - Voir tous les articles de la catégorie Casques blancs Casques blancs - com 0 commentaire(s)-

Après la guerre civile, la guerre des déchets
Une situation sanitaire inquiétante
 
Même au temps de la guerre civile, nous n'avions pas vu cela. Je parle, évidemment de l'époque du DETOBS, celle que j'ai connue.
Du haut de notre observatoire situé au 20ème étage de la Tour Rizk, nous trouvions parfois fastidieux de descendre (environ 600 marches, je crois) quotidiennement ou presque, les sacs-poubelles générés par la présence, quand l'équipe se trouvait au complet, de 8 Observateurs. Nous n'avons cependant jamais, autant que je m'en souvienne, dû faire face à un tel problème. Pas plus au cours de nos patrouilles sur "la ligne verte", nos liaisons vers la Résidence des Pins, nos appros au Prisunic du secteur ou nos rares déplacements en direction de Jounieh.
Outre la vérification des installations et de nos véhicules de "Casques blancs" au sous-sol de la tour, il s'agissait aussi, chaque soir, d'en inspecter ses alentours et de "prendre la température" des quelques soldats des FSI (Forces de Sécurité intérieure) censés assurer justement notre sécurité.
Je dois dire que ce soit à Rizk ou à Barbir, nous n'avons pas vraiment pressenti, je pense, qu'un tel problème puisse exister à ce point. Ce n'était d'ailleurs pas le cas à l'époque.
Ne doutons pas cependant, tout comme pendant la guerre (même s'il s'agit maintenant d'un autre contexte) où certains profitaient outrageusement des circonstances, que d'autres aujourd'hui - comme l'article en fait état - "trouvent leur bonheur" dans cette triste situation que connaît le Liban.

 

Auteur Detobs85


Un espace de liberté ?

date 21-07-2016 - Voir tous les articles de la catégorie Casques blancs Casques blancs - com 0 commentaire(s)-

Un espace de liberté ?
Pas sûr que cela suffise !

 
Espérons-le pourtant. Si ce type d'initiative peut contribuer au rapprochement entre communautés,  ce sera tant mieux.
Mais l'article lui-même (quartier marginalisé, pauvreté, droits différents, séparation, etc.) et la photo où l'on ne trouve, en réalité, que deux hommes, ne reflètent pas vraiment ce qu'ils sont censés vouloir démontrer.
On se souviendra aussi qu'à l'époque du DETOBS, deux "Casques blancs", nos camarades sous-officiers, Patrice Grécourt et Henri Perrot, sont tombés précisément dans ce secteur de Burj el Barajneh, au service d'une paix, aujourdhui encore bien hypothétique, dans cette poudrière que constitue toujours le Proche-Orient

 

Auteur Detobs85 - Tags Liban;Palestiniens;concorde;Burj el Brajnieh


Souvenirs

date 18-06-2016 - Voir tous les articles de la catégorie Casques blancs Casques blancs - com 0 commentaire(s)-

Souvenirs
Le mois de juin et les "Casques Blancs"

Comme l'a écrit, dans sa "Lettre des Casque blancs" du 13 mai 2016, le Président de l'ACBFL, le Général Conchaudron : « ce mois de juin correspond ainsi au trente deuxième anniversaire de la mort de Pierre ANIORT et au trente et unième anniversaire de la mort de Jean-Pierre FEYRIGNAC, tous deux commandos de l'AIR. » Ces deux Observateurs, abattus au cours de leur mission, ont donc figuré dans l'appel des morts effectué au cours de la cérémonie succédant à l'AG du 17 juin 2016.

Morts que je n'ai pas non plus oubliés dans  http://www.fichier-pdf.fr/2011/05/21/cb-jn/, petit livret, dans lequel je rappelle leur souvenir, intitulé « Pour une parcelle de paix - Les sept tués du Détachement d'Observateurs français au Liban - Les Casques blancs ».
 
Morts dont une plaque commémorative - très belle initiative et réalisation qu'il faut porter au crédit du Bureau de l'Association, reconduit de 2009 à 2016 - fut inaugurée au cours, cette fois, d'un émouvant recueillement dans la basilique de Notre-Dame de Lorette, parmi leurs camarades d'autres guerres, et dont j'ai pu montrer quelques moments forts dans un petit montage photos https://www.youtube.com/watch?v=C86ntrVd5y0
 
Pour moi, le mois de juin signifie aussi mon départ pour Beyrouth en 1985, ce qui ne fut pas une mince affaire (quelques jours après l'annonce de la mort du Cne Feyrignac, mon inexpérience évidente dans un tel contexte et un Régiment peu habitué à préparer un "individuel" pour une telle mission) si l'on veut bien relire ma modeste brochure http://www.fichier-pdf.fr/2011/10/29/jean-noel-casque-blanc-beyrouth-20-juin-24-octobre-1985/  titrée « "Casque blanc" - Beyrouth (20 juin-24 octobre 1985) » ayant pour seul objet de présenter mon séjour de quatre mois, tel que, encore une fois, je l'ai ressenti.
 
En outre, ce blog http://detobs85.easy4blog.com/ est essentiellement consacré aux "Casques Blancs" et tente, malgré ses imperfections, de participer au Devoir de Mémoire qui, pour cette mission si particulière, « très peu médiatisée à l'époque et quasiment tombée dans l'oubli depuis », selon les mots-mêmes du Général de Virieu, en a bien besoin.

Ainsi, même si je n'ai pas pu toujours participer, concrètement et autant que je l'aurais voulu, aux activités de notre Association, c'est ma façon à moi de rendre hommage à nos 7 tués. Espérons que d'autres, plus compétents et disposant surtout de plus de moyens et d'influence, contribueront  à la survie de l'ACBFL

 
Pour finir, mais sans grand rapport (quoique) avec les "Casques blancs", sauf peut-être pour l'aspect vacillant de Devoir de Mémoire justement, je participais hier à la commémoration de l'Appel du Général De Gaulle, un certain 18 juin 1940. Qu'en dire ? Devant le monument aux morts de la ville de La Flèche, tout en pensant à mes camarades "Morakibouns", « Tués au Liban au service de la Paix » selon l’expression consacrée,  je constatais que, là aussi, hormis les porte-drapeaux (10), quelques représentants d'associations et des Autorités civiles et militaires ainsi qu'une petite délégation du Prytanée National Militaire, la population fléchoise ne brillait pas par sa présence. Ingratitude quand tu nous tiens...

Au cours de cette manifestation, je suis pourtant tombé d'accord avec un historien local réputé pour trouver que la France aurait bien besoin, actuellement, d'un De Gaulle (j'entends, bien sûr, celui du 18 juin, l'autre d'après étant, évidemment et selon moi, beaucoup plus contestable).

Auteur Detobs85 - Tags DETOBS;, Beyrouth;, AG Orange:, appel du 18 juin;



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