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Nom du blog :
Jean NOEL-Devoir de mémoire (Société/His

Description du blog :
Consacré essentiellement à l'Histoire des Casques blancs français au Liban

Date de création :
24 mai 2010 à 00:00

Date de modification :
14 février 2018 à 16:46

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Divers (ACPG-AFN...)

Journée nationale du Souvenir de la Déportation

date 27-04-2014 - Voir tous les articles de la catégorie Divers (ACPG-AFN...) Divers (ACPG-AFN...) - com 0 commentaire(s)-

Journée nationale du Souvenir de la Déportation
Discours de Monsieur le Sous-Préfet

Monsieur le Député-Maire, Madame la Conseillère générale, Mesdames et Messieurs les élus, Mon Colonel, Mon Capitaine, Messieurs les Porte-Drapeaux, Mesdames et Messieurs, chers amis,
 
Aujourd'hui, Journée nationale du Souvenir des victimes et des héros de la Déportation, nous avons à connaître, à essayer de comprendre et à ne jamais oublier ce que l'homme, dans les camps de concentration, a pu faire d'un autre homme.

Cette vérité, nous avons aussi le devoir de la transmettre à nos enfants et à nos petits-enfants pour que jamais ils ne puissent dire qu'ils ne savaient pas.

La Déportation ce fut, bien sûr, l'extermination de 76 000 Juifs de France, hommes, femmmes, enfants, qui périrent dans les camps de la mort. Mais la Déportation, ce fut aussi l'élimination des opposants à la barbarie nazie et à l'Occupation : les Résistants, les militants politiques et syndicaux, les patriotes animés par une certaine idée de leur Pays, par une certaine idée de l'Homme.

Ce que l'homme a pu faire d'un autre homme dans les camps, ce sont les cicatrices laissées dans le  corps de notre Nation, de l'Europe toute entière et du monde qui découvrait les horreurs organisées par une idéologie funeste...

Cela nous fait revivre aussi des heures noires en Sarthe car les habitants du département ne furent pas épargnés par la Déportation. Plusieurs vagues de rafles ont en effet été dirigées contre les Juifs en Sarthe, en particulier en juillet 1942, en octobre 1942 et en janvier 1944.

Souvenons-nous : camp de la Pierre à Coudrecieux, camp de Mulsanne, camp de la Foucaudière au coeur même du Mans où les Juifs ont connu l'horreur.
Souvenons-nous : camp militaire d'Auvours, écoles des filles de Véron-de-Forbonnais, elle aussi en plein coeur du Mans.
Souvenons-nous de la prison du Vert-Galant et de celle de la Poudrière où furent incarcérés les résistants sarthois.

Pensons à toutes ces femmes, ces enfants, ces hommes qui ont souffert et n'oublions pas qu'il est vital de garder en mémoire ce que l'homme  a pu faire d'un autre  homme.

Comme on l'entendait, il y a quelques instants devant le monument aux morts  : « Les rescapés des camps de la mort rappellent toute l'importance des valeurs de solidarité, de fraternité et de tolérance qu'ils n'ont eu de cesse de promouvoir et de défendre depuis leur retour ».


« Lorsque le passé est séparé de l'avenir, l'esprit marche vers les ténèbres ». Ainsi pensait Alexis de Tocqueville.

Le devoir de mémoire n'est donc pas une fin en soi car la mémoire est inutile si elle n'est pas utilisée pour éclairer l'avenir.

C'est à la lumière de notre histoire collective que nous trouverons notre chemin.

Merci à vous tous de votre participation. Monsieur le Député-Maire, merci à la ville de La Flèche pour l'organisation de cette belle cérémonie qui nous permet de nous souvenir et de ne pas  oublier.

Je vous remercie de votre attention.

 
 *
+    +

On pourra toujours prétexter un temps particulièrement pluvieux, les vacances scolaires, l'absence de certains Porte-drapeaux retenus ailleurs par un Congrès départemental des ACPG, il faut malheureusement se rendre à l'évidence que le Devoir de mémoire a bien du mal, en réunissant une cinquantaine de personnes toutes catégories confondues, à faire son chemin dans une ville comme La Flèche pourtant, avec près de 16 000 habitants, première Sous-Préfecture de la Sarthe.
Heureusement, hier soir, Les rescapés de Sobibor, film TV programmé sur "6ter", nous rappelait le courage, la détermination et l'inventivité qu'il avait fallu à quelque 600 hommes et femmes pour tenter (et réussir pour environ la moitié d'entre-eux) de s'échapper de ce camp abominable d'extermination.
 

Auteur Detobs85



Commémoration du 19 mars 1962

date 20-03-2014 - Voir tous les articles de la catégorie Divers (ACPG-AFN...) Divers (ACPG-AFN...) - com 0 commentaire(s)-

Commémoration du 19 mars 1962
Où l'on constate que deux dates ne font toujours pas l'unanimité
 
D'ordinaire, toute manifestation patriotique à La Flèche entraîne - grosso modo - la présence de 10 à 15 drapeaux. Combien hier à la cérémonie de la commémoration du 19 mars 1962,  organisée par la FNACA ? Six, tristement espacés devant le Monument aux morts... pour "meubler".
Si l'on excepte la présence du Prytanée (Musique, porteurs de gerbes, petite délégation d'élèves et de cadres) qui prête un peu à sourire quand on sait qu'il y a deux ans encore, militaires et tout ce qui y ressemblait, avaient ordre de ne pas y participer, il n'y avait pas foule. On se souvient même que certains - ceux-là mêmes qui aujourd'hui font leurs "ronds de jambes" parmi l'intelligentsia fléchoise -, ne goûtaient que très peu la célébration de cette date extrêmement contestée.
Bref, si à titre personnel, je ne peux que me réjouir qu'une Association qui a eu au moins le mérite de défendre - ce qui pourrait avoir valeur d'exemple pour ceux prompts à retourner leur veste - ses positions et cette date du 19 mars avec constance depuis longtemps, ait obtenu gain de cause sans rien enlever de leur signication aux autres dates d'hommage rendu aux morts, je souhaite aussi que la polémique entre 19 mars et 5 décembre, encore profondément active dans les esprits, s'estompe au profit du souvenir commun des peines et des douleurs qu'a provoqué cette guerre d'Algérie toujours très décriée.

Auteur Detobs85


Commémoration de La Journée nationale des conflits d'Afrique du Nord

date 07-12-2013 - Voir tous les articles de la catégorie Divers (ACPG-AFN...) Divers (ACPG-AFN...) - com 0 commentaire(s)-

Commémoration de La Journée nationale des conflits d'Afrique du Nord
Remerciements des autorités
 
Sur la photographie d'illustration, le Sous-Préfet, suivi du Député-Maire, remercie les 13 Porte-Drapeaux présents.
La foule, peu nombreuse, ne remplira pas, contrairement au 11 Novembre dernier, les salons de l'Hôtel de Ville.

Auteur Detobs85


Commémoration de l'Armistice

date 14-11-2013 - Voir tous les articles de la catégorie Divers (ACPG-AFN...) Divers (ACPG-AFN...) - com 0 commentaire(s)-

Commémoration de l'Armistice
Les Porte-Drapeaux
 
Allocution de Monsieur Philippe GIRAULT, professeur au Prytanée national militaire de La Flèche, prononcée devant une foule nombreuse (pour une fois) ce 11 novembre 2013 à l'occasion de la commémoration de l'Armistice.
 
« Il y a maintenant 95 ans, le 11 novembre 1918, à 11 heures du matin, s’arrête un conflit de quatre ans. Aujourd’hui, les événements se sont éloignés, il ne reste plus en France de survivant de cette tragédie, et nous, nous nous interrogeons sur les raisons qui font que ce conflit a été l’un des plus marquants pour les générations suivantes et prend encore aujourd’hui un sens majeur pour nous-mêmes.
 
Cette guerre, la Grande Guerre, issue du XIXè siècle par l’affirmation des nationalités et les querelles qui en découlèrent, issue du XIXè siècle par la révolution industrielle et l'extraordinaire puissance de feu des armes produites, marque une rupture essentielle dans l’histoire du monde, mais bien plus encore dans celle de l’Europe qui va voir ses principales puissances se livrer à elles-même une véritable guerre civile.
 
Replongez vous, vous tous ici présents 100 ans en arrière, passant sur cette place, imaginez vous en 1913 : la guerre est-elle possible ?

Jules ISAAC écrivait après-coup : « avant on parlait de la paix et de la guerre, mais nous (générations nées après 1870), on ne savait pas de quoi on parlait, la paix était une habitude, l'air que chacun respirait sans y penser, la guerre était en un mot un concept purement théorique. Quand soudain nous eûmes la révélation que ce concept pouvait se muer en réalité, nous éprouvâmes dans tout l'être un choc dont le souvenir n'a pu s'effacer ».
 
Et de fait l'annonce de la mobilisation en 1914 a d'abord dans les campagnes entraîné la consternation avant de laisser la place à une ferme résolution de défendre le sol envahi.

Pouvaient-ils tous ces jeunes hommes et leurs chefs, imaginer que jamais jusqu’à ce moment, la puissance de feu des armes automatiques, l’acier craché par les pièces d’artillerie de tous types et de tous calibres atteindraient une telle violence et un tel volume.
 
Dès le début de la guerre, le 22 aout 1914, l'armée française perd 27 000 hommes en cette seule journée, jour de deuil de l'armée française.

Pouvaient-ils imaginer cette interminable bataille à Verdun de février à décembre 1916 où 300 000 combattants des deux camps perdent la vie et 770 000 sont blessés alors que sur la Somme, les Britanniques ce même été perdent 60 000 des leurs le 1er jour de l'offensive.
 
Le 11 novembre 1918, tout à la joie de l’armistice, ils revoyaient les attentes, les assauts, la terre retournée, stérilisée comme à Verdun par les « orages d'acier » mais abreuvée du sang de leurs camarades : partis huit millions au combat, un million quatre cent mille étaient tombés. Les générations des vingt- vingt cinq ans avaient perdu un tiers des leurs, un officier sur cinq était tombé au combat. Plus de sept cent vingt "Brutions" sont tombés, un tiers des élèves du Prytanée y a perdu son père.
 
Pourtant malgré tout une série de sentiments contraires, tous ces hommes avaient tenu ; qu'ils soient paysans, intellectuels, élèves des grandes écoles et officiers de réserve, ouvriers du Nord de la France chassés de leurs usines par l’occupation, Sénégalais entraînés dans un conflit dont ils ignoraient presque tout, ils avaient tous « tenu » emmenés qu’ils étaient par leur foi et leur conviction :
- foi en la France, éduqués qu’ils étaient par des maîtres, ceux que Péguy a nommé les « hussards noirs de la République », ces maîtres pour qui la mystique de la Nation se confondait avec celle de République.
- foi en la France terre des Lumières et de la Démocratie.
 
Pourtant, c’est cette même génération saignée des meilleurs des siens qui se retrouve vingt ans plus tard sous le même uniforme : après avoir gagné la guerre ils n’avaient pas su conserver la paix.

Une paix où une France exsangue, vieillie, isolée, cherchait sa sécurité, persuadés qu’étaient ses gouvernants qu’elle ne pouvait consentir une nouvelle hécatombe, une paix où le sentiment pacifiste finit par obscurcir la raison de la majorité d’une Nation qui en vient à acclamer ceux qui reviennent de Münich en ayant abandonné leur allié. Ce sont des actes de cette sorte qui ont conduit notre Nation dans l’abandon de la défaite.
 
Et pourtant, au plus profond de cette angoisse se sont trouvés des hommes et des femmes sur le territoire de la France ou aux côtés de nos alliés pour dire non au nazisme au péril de leur existence.
 
Alors jeunes filles, jeunes garçons, vous qui hier au soir avez veillé devant votre drapeau, ce drapeau décoré de la Légion d’Honneur et de trois Croix de guerre, vous qui devant les plaques du Bahut avez égrené les noms de vos prédécesseurs tombés au champ d’Honneur, vous qui avez vu cette liste s'allonger des noms de tous les vôtres qui sont tombés et qui tombent encore dans les différents combats pour la France, gardez et honorez la mémoire de ceux qui sont morts pour votre liberté, pensez et gardez aussi dans votre âme ceux d’entre nous qui aujourd’hui se battent pour cette même liberté quand bien même ils se trouvent à des milliers de kilomètres de notre pays et gardez à l’esprit, vous qui vivez dans une Europe libre et en paix, que cette liberté et cette paix ne souffrent ni le bellicisme, ni la compromission, ni l’abandon ».

Auteur Detobs85 - Tags Armistice



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